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« La centrale nucléaire de Zaporijjia défie la destruction de barrage, les occupants russes en PLS ! »

Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijjia est-elle en danger ?

La destruction du barrage de Kakhovka, situé à environ 150 km de la centrale de Zaporijjia, ne présente pas de danger immédiat pour l’installation industrielle qui s’est adaptée à la situation. En effet, depuis l’arrêt de ses six réacteurs, le refroidissement est assuré par des bassins fontaines, et un bassin de rétention offre une marge de manœuvre importante selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le fonctionnement de la centrale de Zaporijjia n’a donc pas été impacté par la destruction du barrage de Kakhovka. Les bassins fontaines, alimentés par des sprinklers, assurent le refroidissement de certains systèmes internes en circuit fermé. L’eau circule entre ces bassins, et les différents systèmes à refroidir. Cependant, la quantité d’eau circulant diminue au fil du temps, en raison de l’évaporation d’eau chaude. Les bassins fontaines ont une autonomie de plusieurs semaines, mais peuvent ensuite être réalimentés par le bassin de rétention, prolongeant ainsi l’autonomie de plusieurs mois. Ainsi, l’exploitant pompe actuellement de l’eau dans le Dnipro afin de remonter le niveau du bassin et d’avoir un maximum d’eau à disposition.

Le bassin de rétention est totalement autonome par rapport au réservoir de Kakhovka, dont il est séparé par une digue. Toutefois, la possibilité de l’altération de l’étanchéité de la digue, en raison de l’assèchement du fleuve, est un point d’inquiétude pour les responsables. Les volumes d’eau des bassins fontaines sont compatibles avec un réassort via des moyens annexes comme la tuyauterie ou le transport à partir de l’eau restante du Dnipro.

La visite du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, la semaine prochaine, permettra de vérifier l’état des systèmes qui fournissent de l’eau de refroidissement, ainsi que l’endroit où est mesuré le niveau d’eau du réservoir.

La situation reste stable et sous contrôle selon le président d’Energoatom, Petro Kotine, malgré la présence des occupants russes qui peuvent encore aggraver la situation.

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